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Une méthode d’éducation à l’image par le son

Le cinéma s’écoute

Une méthode pour entrer dans les films par le son.

Le cinéma est un art de l’image et du son. Sa transmission continue souvent de privilégier ce qui se voit. Le cinéma s’écoute propose de déplacer l’attention : partir de l’écoute pour comprendre ce que le son change à notre perception des films.

Le protocole

Faire l’expérience avant de nommer

Chaque séquence d’écoute suit le même protocole, en trois temps.

L’expérience précède le vocabulaire. Les notions du cinéma et du son, le hors-champ, le point d’écoute, la synchrèse, le silence, le mixage, ne sont jamais données à retenir avant l’écoute : elles deviennent des outils pour comprendre ce que chacun vient de percevoir. Les perceptions du groupe ne servent pas à valider une réponse attendue, elles constituent la matière de l’analyse. De « j’entends » à « le film fait entendre ».

La grille d’écoute

Quatre chemins pour écouter un film

Ces quatre entrées ne répertorient pas tous les usages du son au cinéma. Elles proposent quatre chemins pour observer ce que la bande-sonore fait aux images, aux récits et à notre place de spectateur. Elles ne sont pas des catégories fermées : un geste peut révéler une émotion, un milieu peut modifier notre perception d’un personnage. Chaque fiche choisit un chemin principal pour conduire progressivement l’attention.

La première collection

Dix fiches, dix gestes

La première collection du cinéma s’écoute est une série de dix fiches d’activité publiées par le CNC pour ses dispositifs d’éducation à l’image, Collège au cinéma et Lycéens et apprentis au cinéma. Chaque fiche explore un geste très particulier du son : construire une trajectoire émotionnelle, découvrir l’effet de synchrèse, faire entendre un personnage. Une séquence précise, l’expérience en trois temps, puis l’analyse de ce que le son change. Conception et rédaction : Nolwenn Thivault (Narrason).

Chaque carte ouvre directement la fiche d’activité (PDF) sur cnc.fr.

Chaque fiche s’appuie sur une séquence précise et invite à faire l’expérience avant de nommer : écouter sans voir, regarder sans entendre, formuler des hypothèses, puis comprendre ensemble ce que le son transforme.

L’origine vivante

La méthode vit dans les ateliers

Le cinéma s’écoute est né d’ateliers menés depuis 2023, dans des salles de cinéma, des écoles et des médiathèques, avec des enfants, des adolescent·es et des enseignant·es. La méthode est issue d’une recherche-action sur le son comme vecteur d’éducation à l’image, menée par Nolwenn Thivault au contact des publics : les mots employés, les hésitations, les détails remarqués nourrissent les outils. Éprouvée auprès de publics de 15 à 25 ans avec Passeurs d’images (deux fois lauréate en Île-de-France, avec l’aide de l’ACRIF) et en classe allophone (UPE2A, Beauvais), elle s’adapte aux publics comme aux lieux.

Dans l’atelier, la bande-sonore est décortiquée matière après matière : voix, ambiances, musique, bruitages, design sonore. Une démarche sensible et critique.

La lettre

Prolonger l’écoute

La Séquence est la lettre de Nolwenn Thivault sur le son au cinéma : à chaque lettre, une séquence de film écoutée de près. Là où les fiches cadrent l’atelier, la lettre écoute en liberté.

Crédits

Le cinéma s’écoute est une méthode conçue par Nolwenn Thivault (Narrason). La première collection de dix fiches d’activité est une ressource CNC commandée dans le cadre de l’expérimentation « Production de ressources d’éducation aux images », pour les dispositifs Collège au cinéma et Lycéens et apprentis au cinéma. Elle est publiée par le CNC dans Ma classe au cinéma. Conception et rédaction : Nolwenn Thivault (Narrason). Conseil technique : Éric Tisserand (AFSI).

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