Les voix au cinéma, on les entend tout le temps. Première couche du mille-feuille qui compose la bande-son, elles sont un pilier émotionnel du film. Mais derrière chaque voix, il y a un travail invisible, parfois complexe, qui reste méconnu.
Comment l’écoute change-t-elle notre manière de regarder un film ?
Un podcast cinéma qui explore la bande sonore matière après matière : voix, ambiances, bruits, musiques, silences et design sonore. Six épisodes documentaires de dix minutes, écrits et racontés par Nolwenn Thivault.
Une recherche-action sur l’écoute
« La partie sonore est la chair de l’image, une part discrète. »
Daniel Deshays, Semaine du son, Institut français de Hanoï, octobre 2016
Décomposer la bande-sonore d’un film comme on apprend à lire : couche par couche, matière par matière. Chaque épisode prend une matière (la voix, le paysage, le bruitage, la musique, le silence, le mixage) et montre ce qu’elle fabrique dans notre perception.
Derrière chaque matière : le travail invisible des métiers du son, et les jeunes oreilles recueillies en atelier, compagnons d’écoute de la série.
La série est l’aboutissement de plusieurs années d’ateliers d’éducation à l’image par le son, éprouvés auprès de publics de 15 à 25 ans dans trois salles d’Île-de-France, avec l’accompagnement de Daniel Deshays.
La Ferme du Buisson (Noisiel) · Le Luxy (Ivry) · Espace Jean Vilar (Arcueil)
Le mille-feuille de la bande-sonore
Six matières, dans l’ordre où elles se superposent pour former la bande-sonore d’un film.
Les voix au cinéma, on les entend tout le temps. Première couche du mille-feuille qui compose la bande-son, elles sont un pilier émotionnel du film. Mais derrière chaque voix, il y a un travail invisible, parfois complexe, qui reste méconnu.
Les ambiances sonores installent l’espace, donnent une impression de lieu. On croit qu’elles sont là naturellement. Mais chaque son de vent, de pluie, de forêt ou de ville est le résultat d’un choix et d’une construction.
Un pas, une porte, un souffle, une chute : au cinéma, ces sons-là ne sont pas toujours réels. Ils peuvent être rejoués, recréés, façonnés pour coller à l’image. Le bruitage, c’est un métier à part entière.
Quand on pense au son dans un film, on pense souvent à la musique. Dès les débuts du cinéma muet, elle a porté les images. Et depuis, elle n’a jamais cessé d’évoluer : orchestres, partitions électroniques, leitmotivs, samples.
Jamais vide, le silence est un son qu’on fabrique. Comment faire ressentir l’absence ? Comment rendre crédible le vide sonore ? Dans cet épisode, les enfants en savent long sur la question.
Le mixage, c’est la dernière main sur la bande-son d’un film. Celle qui trie, assemble, équilibre. Celle qui dessine les espaces et guide notre écoute.
Ressource
La Chair de l’image a été pensée pour tous les publics, dès 8 ans. Elle sert de ressource aux enseignants, médiateurs et exploitants de salles : un épisode par matière, dix minutes chacune, à écouter avant, après ou pendant la découverte d’un film.
Narrason conçoit des ateliers d’éducation à l’image par le son pour les salles de cinéma, les écoles, les bibliothèques et les musées, dont la série est issue.
Prise de son, écriture et montage : Nolwenn Thivault
Réalisation et mixage : Martin Delafosse
Musique et sound design : Emeric Zubar
Graphisme : Magali Brueder
Avec la participation des jeunes oreilles recueillies en atelier : Noah, Tania, Hugo, Anna, Léna, Ethan, Tayra et Melly.





