Le son des bruits au cinéma
Au cinéma, chaque objet peut devenir une source sonore. Le grincement d’une porte, le cliquetis d’un trousseau de clés, un pas dans un escalier… Ces bruits ne sont jamais neutres : ils orientent notre attention, créent une tension dramatique, ou installent une atmosphère. Dans cet épisode, La Chair de l’image s’intéresse aux bruits et bruitages comme matière essentielle de la bande-son.
En explorant ces sons fabriqués ou captés, Nolwenn Thivault propose une autre manière d’écouter les films : sensible, joyeuse et critique. Les bruits sont une texture qui transforme l’image, et parfois même la précède.
Pourquoi les bruits sont-ils une matière sonore au cinéma ?
Les bruits ne se contentent pas d’accompagner l’image. Ils fabriquent du sens.
Un bruit peut attirer l’attention ou provoquer une surprise.
Il peut donner de la consistance à un geste ou un objet.
Parfois, il devient purement musical, répétitif ou rythmique.
Apprendre à écouter les bruits au cinéma, c’est comprendre comment le réel est reconstitué, exagéré ou transformé pour mieux raconter.
Extraits de films cités dans cet épisode
Mon Oncle (Jacques Tati, 1958)
Un condamné à mort s’est échappé (Robert Bresson, 1956)
Ces extraits montrent comment les bruits, qu’ils soient amplifiés ou minimalistes, façonnent notre rapport à l’image et à la narration.
Ce que vous découvrirez
En écoutant cet épisode, vous pourrez :
développer une écoute critique des bruitages au cinéma,
comprendre comment les sons fabriqués transforment une scène,
explorer une approche pédagogique issue d’ateliers menés auprès d’enfants et de jeunes adultes.
Crédits
Un documentaire de Nolwenn Thivault
avec la participation de Tayra, Hugo, Anna, Alix, Roman, Paul et Ben.
Prise de son, écriture et montage : Nolwenn Thivault
Réalisation et mixage : Martin Delafosse
Musique et sound design : Emeric Zubar
Graphisme : Magali Brueder
Une production NARRASON 2025 avec l’aide de l’ACRIF, dans le cadre de Passeurs d’images en Île-de-France. Une action financée par la Région Île-de-France et la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France.