Le son du paysage au cinéma
Au cinéma, les paysages ne se voient pas seulement : ils s’écoutent. Le bruissement des arbres, le souffle du vent, le clapotis de l’eau ou le chant des oiseaux ne sont pas que de simples décors. Ces sons, qu’ils soient naturels ou recréés en studio, façonnent notre perception et notre immersion. Dans cet épisode, La Chair de l’image s’intéresse aux paysages sonores comme matière à part entière de la bande-son.
En décortiquant ces ambiances, Nolwenn Thivault propose une autre lecture des films : sensible, joyeuse et critique. Le son du vivant, qu’il vienne de la nature, de la ville ou d’un espace intérieur devient une texture qui raconte, qui situe, qui émeut.
Pourquoi le paysage sonore est-il une matière au cinéma ?
Souvent, le spectateur n’y prête pas attention : un champ d’oiseaux, une pluie battante, un grondement lointain. Pourtant, ces sons orientent notre regard.
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La biophonie (chants d’animaux, cris d’oiseaux) installe une vitalité.
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La géophonie (vents, pluies, orages) traduit des forces naturelles ou dramatiques.
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L’ambiance sonore d’un lieu urbain situe immédiatement une action et donne une profondeur réaliste.
Écouter un paysage sonore, c’est écouter l’invisible : tout ce qui ne se voit pas mais qui donne au film son atmosphère et sa mémoire.
Extraits des films cités dans cet épisode
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Trafic (Jacques Tati, 1971)
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Roma (Alfonso Cuarón, 2018)
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Field recordings libres de droits (ambiances naturelles : biophonie, géophonie, paysages sonores)
sélection issue de banques sonores en accès libre et de ressources Creative Commons.
Ces séquences illustrent comment un environnement sonore, naturel ou urbain, devient un personnage du film à part entière.
Ce que vous découvrirez
En écoutant cet épisode, vous pourrez :
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développer une écoute critique des paysages sonores au cinéma,
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comprendre comment la nature et l’ambiance d’un lieu influencent notre perception,
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découvrir une méthode pédagogique issue d’ateliers menés en salle avec enfants et jeunes adultes.
Crédits
Un documentaire de Nolwenn Thivault
avec la participation de Jérémy, Théo, Noah, Tayra et Romane.
Prise de son, écriture et montage : Nolwenn Thivault
Réalisation et mixage : Martin Delafosse
Musique et sound design : Emeric Zubar
Graphisme : Magali Brueder
Une production NARRASON 2025 avec l’aide de l’ACRIF, dans le cadre de Passeurs d’images en Île-de-France. Une action financée par la Région Île-de-France et la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France.